Bienvenue

schema-T-temple.jpgCe schéma représente les arcanes majeurs du Tarot regroupés par familles, selon leurs dénominations. Le tout illustre le monde interactif du Tarot.

Je vous propose de découvrir un extraordinaire outil de connaissance et de développement personnel : le Tarot de Marseille.

Les cartes de Tarot sont nommées soit "lames", soit "arcanes". Ce jeu de cartes comprend 56 arcanes mineurs, sur lesquels apparaissent des dessins archaïques, et 22 arcanes majeurs, sur lesquels apparaissent des images allégoriques ainsi que des noms et des nombres.

Le Tarot sert à mieux se connaître et à construire son devenir. Au fil des articles, vous apprendrez comment le Tarot peut vous être utile dans la vie pratique quotidienne.

Je vous souhaite bien du plaisir et vous invite à me laisser vos commentaires, à m'adresser des questions et à oser émettre vos critiques. Votre participation me permettra d'affiner ou de préciser mes articles.

Que la douce folie du Mat vous accompagne sous le Soleil éclairant votre Monde.

Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 16:36

L'arcane sans nom XIIIDe prime abord, l’image de l’arcane sans nom figure un symbole archétypique de la mort notamment avec la faucheuse et le squelette. Et c’est bien de cette part obscure de la vie dont il s’agit avec cet arcane, dans un sens.
En Occident nous cultivons des croyances reposant sur une idée de permanence aussi, la mort fait figure de trouble-fête. Ces croyances s’expliquent, en partie, par la vision judéo-chrétienne dissociant de façon trop radicale le bien du mal. Si Dieu n’est que bonté, forcément le diable n’est que malignité. Si la vie c’est bien, logiquement la pensée manichéenne oriente la mort du côté du mal. Pourtant, durant mon quotidien, je me rends compte que les personnes, moi-même comme autrui, sont à la fois bonnes et à la fois mauvaises ; ou, pour le dire autrement, par moments et dans certaines circonstances une personne peut être efficace et bienveillante alors qu’à d’autres moments et dans d’autres circonstances elle peut agir de façon inappropriée.
Le bien et le mal représentent deux extrêmes, comme les deux extrémités d’un bâton. Ces termes servent à désigner deux forces vitales, opposées et complémentaires, qui agissent partout, en nous-mêmes comme dans l’univers. Sans le bien, pas de mal ; et sans le mal, pas de bien. L’existence se déroule entre ces deux extrêmes. Remarquez en vous-mêmes que votre vie est à la fois plaisante et à la fois pénible, par exemple. Ces allégations sont des faits, c’est pourquoi il est vain de chercher à vouloir n’être que bon ou positif car, de la sorte on contient l’élan émanant de la force dite « mal ». Et on ne fait que la contenir. Et cette force ravalée sommeille en nous. Alors une question inquiétante se pose : combien de temps va-t-on tenir avec ce mal contenu qui agit en nous telle une cocotte-minute ?

De façon générale et selon mon point de vue, nous entretenons une relation de déni face à la mort, en Occident. Ce déni cause bien des illusions sur la vie ; et, malheureusement, bien des déceptions affectives durant notre quotidien, c’est-à-dire dans la réalité des faits qui s’enchaînent.
La matière ne prend forme et vie que grâce à ce processus inéluctable de vie/mort/vie/mort/vie/etc. C’est-à-dire que ma vie, par exemple, a émergé d’une infinité de cycle vie/mort soit, je suis une forme matérielle animée issue d’un compost composé de morts. Et ma mort prochaine servira de compost pour une autre forme de vie…
En rejetant la mort, c’est une part de la vie qu’on renie. En rejetant la mort, on refuse le mouvement et la renaissance ; on s’accroche et on se refuse de la sorte à laisser la place pour que d’autres formes de vie fassent leurs apparitions. C’est comme si on tentait d’enrayer le temps, comme si on se révoltait puérilement et vainement contre l’œuvre dynamique de Dieu Lui-même.
Comment expliquer cette récente vision occidentale se résumant à vie et mort ; mort signifiant plus rien, néant, fin de tout, mal ?

Il est à noter que la plupart des personnes ayant vécu une période de coma ou une NDR (expérience de mort imminente) se retrouvent ensuite transformées. Leur relation à la vie/mort change complètement. Ces personnes deviennent reconnaissantes face à la vie qui les émerveille, tout en n’éprouvant plus la peur de la mort. Et certaines de ces personnes développent des capacités extraordinaires. Tout cela pour signifier que le contact avec la mort (coma, NDR) semble modifier absolument le regard et le comportement d’une personne, ses buts et valeurs de vie ainsi que sa façon d’entretenir des relations avec les autres tout comme avec l’environnement. Ce contact avec la mort leur ôte toute peur irrationnelle ou psychologique au sujet du processus incessant du changement de formes soit, de l’évolution. Il est évident que je ne fais pas mention ici de la peur réactive, tout-à-fait normale, que l’on peut éprouver quand on se retrouve dans une situation menaçante, par exemple. Il s’agit de distinguer une peur normale, réactive (qui répond à l’instinct de survie), des peurs irrationnelles suscitées par le mental (en appréhendant, en supposant, etc.).

La mort, sujet tabou en Occident, devient comme honteuse dans la représentation mentale collective. Nous nous privons de la sorte de notre capacité à accepter de se défaire de ce qui nous lie inutilement, voire maladivement ; et on se raccroche affectivement à des personnes ou à des animaux de compagnie ou à des objets (par exemple, l’impact des téléphones mobiles un peu partout dans le monde ; certains psys commencent à étudier le phénomène et en viennent à associer ce lien affectif porté sur le mobile avec le lien enfantin porté sur un objet transitionnel). Les liens affectifs représentent des attaches, et ces attaches nous empêchent d’avancer, de progresser. C’est pourquoi il est vital, pour l’équilibre psychique, de nous délier des attaches vaines et malsaines, pour le moins.
Il est nécessaire de comprendre, ou plutôt de prendre pleinement conscience, que plus nous nous attachons affectivement, plus nous entretenons une lutte désespérée contre l’inéluctable mort ou perte que le temps rapproche toujours plus, pour autant que la fatalité ne vienne pas menacer notre développement et ce, à chaque instant à venir. La mort est là, tout près, partout, tout le temps. Il nous faut bien l’accepter… Tout ce qui nous lie se retrouve engagé dans ce mouvement perpétuel de création – développement – destruction – création.
Chaque instant qui vient de passer représente une mort de quelque chose de plaisant ou non. A chaque instant nous faisons le deuil de l’instant d’avant, et nous le faisons la plupart du temps automatiquement, sans plus y penser. Ce qui vient d’être n’est plus et ne sera plus (en tous cas sous cette même forme). Selon moi, c’est tout cela que nous rappelle l’arcane sans nom XIII. Non seulement il est nécessaire d’accepter de se défaire, de perdre, de se séparer, de lâcher-prise, de renoncer, etc., mais il est parfois important d’entreprendre une destruction volontaire de liens devenus malsains. Il est parfois nécessaire de se défaire de certaines idées, c’est-à-dire de laisser mourir une idée pour qu’une autre puisse émerger ; il est nécessaire de renoncer à quelqu’un, pour pouvoir rencontrer quelqu’un d’autre ; il est nécessaire de se défaire des mauvaises habitudes ou d’une addiction, pour pouvoir mettre en place un mode de vie plus sain ; etc.

Les petits enfants n’ont pas peur de la mort. Ils sentent confusément quelque chose de menaçant pour leur vie, ce qui éveille leur vigilance et développe leur instinct de survie. Mais ils n’ont pas peur, ce qui leur permet de profiter pleinement de chaque instant qui se déroule, et de prendre des risques. Quand j’écris qu’ils n’ont pas peur, je précise à nouveau qu’ils ne ressentent pas de peur insensée, c’est-à-dire des peurs conçues par le mental. Par exemple : un enfant de 4-5 ans se retrouvant sur des skis pour la première fois n’hésite pas à dévaler la pente soit, il ne ressent pas de peur préalablement pensée, supposée, telle que « je risque de me blesser ». Si un enfant ressent de la peur, c’est en prise directe avec les événements. Par exemple, si en dévalant la piste il ne sait pas comment éviter un arbre, il ressentira une frayeur tout à fait normale.

En conclusion : on ne peut exister pleinement qu’en acceptant ce processus vie/mort. En luttant contre l’idée de la mort (et tout ce qui s’y rapporte comme la perte, la séparation, l’élimination, etc.), on se raccroche affectivement et vainement à des phénomènes éphémères, ce qui occasionne un surplus de souffrances affectives.

Pour revenir à l’arcane sans nom XIII et comme déjà précisé (notamment dans l’article «Tarot et spiritualité, arcane XIII »), la symbolique de cet arcane touche essentiellement à une action d’épuration se déroulant au niveau du sentiment, de la vie émotive et affective. Cet arcane n’exprime pas le trépas en lui-même. XIII exprime la destruction. Cet arcane est un pur élan de destruction. La destruction permet et engendre la création. Si on ne détruit pas, tout au plus on réinvente, on renouvelle, on reforme, mais on ne crée pas vraiment quelque chose de nouveau et d’inédit.

En imaginant notre sentiment telle une coupe, lorsque la coupe est pleine il n’est plus possible d’y verser quoi que ce soit (ou alors ça déborde). Il s’agit alors de la vider, en partie tout du moins. C’est le message de XIII.

Plutôt que la mort, comme certains nomment cet arcane, XIII pourrait porter comme nom : « destruction » ou, mieux, « renoncement ». En effet, il s’agit de savoir renoncer à des idées irréalisables, à des idéaux inatteignables, à des personnes exerçant une mauvaise influence, à une nourriture devenue difficile à digérer, à un objet devenu encombrant ou inutile, à un sentiment destructeur, etc.

Par Eric Espi - Publié dans : Divers, autour du Tarot - Communauté : Sur les sciences humaines
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 10:32

Le nombre 21 figure sur l’arcane majeur le Monde du Tarot. Ce nombre symbolise la connaissance de l’essence de toute chose. Cet arcane symbolise la réalisation de soi (ce qui représente une expression de son essence propre), obtenue par une connaissance de son fonctionnement propre comme par l’observation et une compréhension du fonctionnement du monde et de ses lois.
Je rappelle que l’arcane le Mat est hors-jeu puisqu’il est dépourvu de nombre. Je laisse donc volontairement cet arcane de côté.
Vingt-et-un est le dernier nombre inscrit sur les arcanes majeurs. Il représente, dans le système du Tarot, un nombre d’achèvement et de naissance (par exemple : dans un tirage portant sur le sujet, cet arcane peut annoncer la fin d’une grossesse, plus précisément la venue du nouveau-né, l’accouchement).
Si le nombre 1 symbolise une idée, un germe qui croît dans l’esprit, le nombre 21 symbolise la réalisation du projet conçu à partir de l’idée (nombre 1), c’est-à-dire l’action de l’idée dans le monde.
Pour trouver l’arcane complémentaire permettant de parvenir à une réalisation concrète et intelligente, il s’agit de chercher le nombre à additionner pour atteindre 21, à partir de l’arcane donné. Par exemple : l’arcane IIII, l’Empereur, est déduit de 21 pour trouver son complémentaire qui est l’arcane l’Etoile (21 – 4 = 17).

Les liens complémentaires pour une réalisation :
I → XX
II → XVIIII
III → XVIII
IIII → XVII
V → XVI
VI → XV
VII → XIIII
VIII → XIII
VIIII → XII
X → XI

NB : dans ce contexte, l’arcane XXI le Monde n’a pas besoin d’arcane complémentaire puisqu’il est un arcane entier, unifié. Le personnage dessiné dans le Monde évolue innocemment (nudité), savamment (sorte de tissu-parchemin tenu par-dessus une épaule et lui voilant le sexe) et avec force (bâton de pouvoir), tout en entretenant des relations parfaitement harmonieuse avec son environnement tant naturel que social.

Exemples de lecture des arcanes complémentaires : l’artiste le Bateleur a besoin de la reconnaissance d’un public (le Jugement). La Papesse a besoin de confronter ses idées et savoirs avec le réel et autrui, afin de pouvoir développer un discernement lucide des situations (le Soleil). L’Impératrice va devoir puiser sa force dans son sentiment et les profondeurs de son être sensible (la Lune). L’Empereur a besoin de développer son intuition et sa générosité (l’Etoile). Le Pape a besoin de se détacher de ce qu’il croit savoir afin de parvenir à l’inspiration divine (la Maison Dieu). L’Amoureux va devoir apprendre à maîtriser ses élans affectifs et sexuels (le Diable). Au stade du Chariot, il s’agit d’apprendre la bonne mesure en toute chose (Tempérance). Avec la Justice, il est nécessaire de savoir trancher pour se défaire du superflu et du malsain (XIII). L’Hermite a besoin de s’arrêter et de méditer sur sa situation (le Pendu). Face à la Roue de Fortune, il faut faire preuve de patience, de contrôle et de volonté (la Force) afin de pouvoir rebondir aisément selon les événements qui se produisent.

Avec la Force, il s’agit d’agir au bon moment, selon les situations qui se présentent (la Roue de Fortune). Le Pendu a besoin de trouver un sens à sa vie afin de concentrer son attention dans une direction précise, avec une intention claire (l’Hermite). Avec l’arcane XIII, il s’agit de se détacher de tout ce qui est vain afin de rétablir un équilibre (la Justice). Avec Tempérance, il est nécessaire de tenir sa direction, en souplesse et avec sagesse, contre vent et marée (le Chariot). Le Diable a besoin de rester réceptif et compatissant (l’Amoureux), afin d’éviter de tyranniser son entourage. Face à l’accidentelle Maison Dieu, il est vital de garder la foi, la confiance et l’espoir (le Pape). Avec l’Etoile, il est nécessaire d’être réceptif tout en maintenant une position affirmée (l’Empereur). Face à la Lune, il s’agit d’être courageux, spontané et créatif (l’Impératrice). Face au Soleil, il est nécessaire de garder un coin d’ombre, un jardin secret, et il est nécessaire de douter des apparences (la Papesse). Face au Jugement des dieux, il est nécessaire de rester jeune d’esprit, avec un sentiment épuré, et de mobiliser de sa capacité d’adaptation (le Bateleur).

Je laisse le soin aux internautes de découvrir les liens numériques révélant d’autres complémentarités, comme :
Pour parvenir au jugement objectif, qui est représenté par l’arcane XX le Jugement :
I → XVIIII,
II → XVIII,
III → XVII,
IIII → XVI,
etc.

Pour parvenir à développer une pensée lumineuse et conciliante, qui est représentée par l’arcane XVIIII, le Soleil :
I → XVIII,
II → XVII,
III → XVI,
IIII → XV,
etc.

Pour accéder à la profondeur du sentiment, qui est représenté par l’arcane XVIII, la Lune :

I → XVII,
II → XVI,
III → XV,
IIII → XIIII,
etc.

Pour développer son intuition, représentée par l’arcane XVII, l’Etoile, et ainsi de suite…

 

Par Eric Espi - Publié dans : Les nombres - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 10:22

Le nombre 22 est un maître-nombre générant une influence bénéfique. 22 symbolise l’univers, ainsi que la manifestation de l’être dans sa diversité et dans l’espace-temps. Il est le nombre de la conscience éveillée et clairvoyante.
Des 22 arcanes majeurs du Tarot, 21 sont numérotés. Seul l’arcane le Mat est dépourvu de nombre. Malgré tout, le Mat représente un vingt-deuxième arcane majeur. Par son absence de nombre, le Mat échappe à la trame des liens reliant les vingt-un autres arcanes majeurs du Tarot, qui évoluent au sein d’un système logique.

nbres confusEn numérologie, il est important de connaître la symbolique des neuf premiers nombres. Et de se rappeler que chaque nombre émet une vibration particulière.
Les nombres décimaux représentent une évolution vibratoire des neuf premiers nombres. Je m’explique : le nombre 10, par exemple, est le nombre (dit nucléaire) 1. Le nombre nucléaire 1 a traversé avec succès un cycle complet d’évolution, c’est pourquoi un zéro est ajouté sur son côté droit pour former le 10. Autre exemple, le nombre 24 découle du nombre nucléaire 6. Pour trouver le nucléaire d’un nombre, il suffit d’additionner les chiffres comme suit : 24 = 2 + 4 = 6 ; pour trouver le nombre nucléaire de 347 = 3+4+7 = 14 = 1+4 = 5.
Il existe des maîtres-nombres qui peuvent être considérés sans avoir à les réduire au nombre nucléaire, comme les nombres 11, 22, 23 et 33.

En considérant le maître-nombre 22 comme une totalité, nous pouvons constater que les nombres 1 à 4 des arcanes majeurs du Tarot évoluent au travers de trois cycles complets ; et les cinq derniers nombres, du 5 au 9, au travers de deux cycles. Prenons par exemple le nombre 3, de l’arcane l’Impératrice, qui se renouvelle dans les nombres 12 et 21. Un autre exemple avec le nombre 5, de l’arcane le Pape, qui se renouvelle dans le nombre 14 de l’arcane Tempérance.
A retenir concernant l’évolution cyclique de chaque nombre, de chaque arcane :

I → X → XVIIII
II → XI → XX
III → XII → XXI
IIII → XIII → (XXIIème arcane)
V → XIIII
VI → XV
VII → XVI
VIII → XVII
VIIII → XVIII

Exemple de lecture touchant à l’évolution vibratoire des arcanes : le Bateleur apprend à s’adapter à toute situation (la Roue de Fortune), puis à se faire une place dans son environnement en formant des alliances (le Soleil). La Papesse apprend à se contrôler (la Force) et à juger objectivement une situation (le Jugement). L’Impératrice apprend à connaître ses désirs et ambitions (le Pendu) afin de se réaliser pleinement (le Monde). L’Empereur apprend à se détacher du superflu (XIII) pour se sentir libre de toute dépendance affective suscitée par les objets matériels, les pensées ou les sentiments (le Mat). Le Pape apprend à réunir et à établir une conciliation fructueuse entre les parties adverses (Tempérance). L’Amoureux apprend la maîtrise de soi et la responsabilité de ses actes (le Diable). Le Chariot se dirige vers l’essentiel (la Maison Dieu). La Justice considère également les phénomènes subtils, les aspects paraissant irrationnels de prime abord (l’Etoile). L’Hermite apprend à se fier à sa propre vérité et à affronter ses peurs, avant de s’aventurer en terrain inconnu (la Lune).

Autre exemple de lecture possible : la Roue de Fortune rend attentif sur la nécessité d’évoluer en passant de l’égoïsme (le Bateleur) au partage et à la réciprocité (le Soleil). La Force rend attentif à la nécessité d’apprendre et de s’informer (la Papesse), afin d’affiner la capacité de penser et de discerner (le Jugement). Le Pendu met en garde concernant l’impulsivité (l’Impératrice) et se prépare à agir sereinement et intelligemment (le Monde). L’arcane XIII signale le besoin de bouger, de changer et de ne pas rester dépendant de ce qui a été obtenu (l’Empereur) afin de goûter au détachement libérateur (22ème arcane). Tempérance invite a développer un axe spirituel (le Pape). Le Diable est capable de choisir et d’agir de façon judicieuse (l’Amoureux). La Maison Dieu n’est accessible qu’à la condition d’avoir fait des efforts et d’avoir été déterminé (le Chariot). L’intuition symbolisée par l’Etoile nécessite d’être confrontée à la réalité logique (la Justice). Affronter la Lune demande une confiance en soi à toute épreuve (l’Hermite). Profiter du Soleil est possible en cultivant la créativité (le Bateleur) et en développement son sens de l’adaptation au monde tel qu’il se présente (la Roue de Fortune). Le Jugement est passé du doute fondamental (la Papesse) au développement de la volonté et de la discipline (la Force). Le Monde repose sur la spontanéité et l’expression de soi (l’Impératrice) ainsi que sur la capacité à sublimer ses désirs et passions (le Pendu). Le Mat a su laisser son confort (l’Empereur) et se détacher affectivement et du superflu (XIII).

Les liens complémentaires permettant une manifestation de l’Être conscient :
Pour trouver l’arcane complémentaire d’un arcane, il suffit de chercher le nombre à additionner pour atteindre 22 à partir du nombre de l’arcane choisi. Je rappelle que 22 représente le nombre total des arcanes majeurs. Prenons par exemple l’arcane III, l’Impératrice, nombre que l’on déduit de 22 (22 – 3) pour trouver l’arcane complémentaire qui est le Soleil (= 19).
Il est à noter que l’arcane XI, la Force, se complète lui-même ! Quant au Mat, il progresse de façon autonome et irrationnelle (par rapport au système logique).
Les autres 20 arcanes majeurs progressent en symétrie, par deux. Chacun de ces arcanes pallient aux manques et limites d’un autre arcane. Séparés, ils sont incomplets, comme handicapés ; ensemble, ils forment un tout. Ils sont à la fois en opposition (de par leur nature différente) et absolument complémentaires, indissociables. C’est comme pour une pièce de monnaie avec ses côtés pile et face.
Les arcanes à la fois opposés et complémentaires :
I → XXI
II → XX
III → XVIIII
IIII → XVIII
V → XVII
VI → XVI
VII → XV
VIII → XIIII
VIIII → XIII
X → XII
XI → XI

Exemple de lecture des arcanes complémentaires : le Bateleur a besoin de s’ouvrir sur l’extérieur (le Monde). La réalisation de soi (le Monde) n’est possible que par un égoïsme conséquent (le Bateleur). La Papesse développe sa capacité de réfléchir, de penser (le Jugement). Un jugement de situation judicieux (le Jugement) n’est possible que si les contraires sont considérés et les doutes dépassés (la Papesse). L’Impératrice, intelligente, a besoin d’espoir et de soutien réconfortant (le Soleil). L’esprit (le Soleil) se développe par l’expression de soi (l’Impératrice). L’Empereur a besoin de développer la sphère du sentiment (la Lune). Le sentiment de confiance et de courage (la Lune) s’obtiennent grâce à une vie stable et responsable (l’Empereur). Le Pape a besoin d’être à l’écoute de son intuition et d’agir de façon désintéressée (l’Etoile). L’action juste et généreuse (l’Etoile) n’est possible que par l’autodiscipline et le recueillement (le Pape). L’Amoureux hésitant cherche à apprécier pleinement l’instant présent (la Maison Dieu). L’inspiration (la Maison Dieu) vient avec la détermination du sentiment (l’Amoureux). Le Chariot a besoin de maîtrise (le Diable). Être maître de soi et de ses actes (le Diable) n’est possible qu’en ayant appris, au préalable, à diriger sa vie et ses passions (le Chariot). La Justice a besoin de modération et de souplesse (Tempérance). Les relations d’amour (Tempérance) sont possibles grâce au développement et à l’élargissement de la conscience (la Justice). L’Hermite a besoin de mourir à son ancien mode d’existence (XIII). Le détachement affectif (XIII) n’est possible que si l’on cherche la vérité et la lumière en soi (l’Hermite). La Roue de Fortune propose une prise en main de sa destinée, ce qui est accessible par la non-réaction et l'action méditative (le Pendu). Être discipliné, savoir observer et se mobiliser quand nécessaire (le Pendu) permet de faire face sereinement à ce qui arrive (la Roue de Fortune).
La Force résulte d’une alliance entre la volonté mentale et la sublimation de ses élans pulsionnels

Par Eric Espi - Publié dans : Les nombres - Communauté : Communauté des Consciences
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Présentation

Info

Je considère volontiers toute proposition de conférence ou journée de formation.

Derniers Commentaires

Images Aléatoires

  • naypes
  • nbres confus
  • Le Pendu
  • les 3 corps vue extérieure
  • 4 objets 4 énergies
  • 3 valeurs

Partager

Recherche

Créer un Blog

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés